Le personnel soignant du futur n’aura plus mal au dos !

Les exosquelettes équipent déjà des travailleurs dans l’industrie automobile et la logistique. Des modèles spécifiques arrivent maintenant pour le personnel des hôpitaux et maison de repos et de soins. De quoi alléger les tâches.

EN SAVOIR PLUS

Dans le film « Alien, le retour » sorti en 1986, l’héroïne Ellen Ripley terrassait un Alien en endossant un équipement lui procurant la force d’un chariot élévateur… La scène a popularisé les exosquelettes. Trente ans plus tard, ces appareils sont devenus réels. Et moins effrayants ! Une multitude de modèles ont en effet été développés par des laboratoires universitaires et des fabricants. Ils apparaissent maintenant sur nos lieux de travail.
Augmenter les capacités physiques

Une fois enfilés sur le corps, ces équipements permettent d’augmenter les capacités physiques. On en distingue de deux types :

  • Les exosquelettes dits « actifs » fonctionnent avec de petits moteurs électriques et des articulations artificielles. Ils sont utilisés pour porter des charges, manier de gros outils et, surtout, aider des patients paralysés à remarcher.
  • Les exosquelettes dits « passifs », plus légers, sont mécaniques, sans énergie extérieure. Ils se contentent de sangles, de tiges, de contrepoids voire de petits ressorts hydrauliques. Grâce à de tels attelages, la pression reçue sur une partie du corps (par exemple : les bras) peut être transférée sur une autre partie (par exemple : les jambes). Depuis 2018, les ouvriers de 15 usines de Ford sont équipés d’une veste spéciale qui réduit la fatigue lorsqu’ils ont les bras levés pour visser sous les châssis.
Évacuer 50 % de la pression du dos

Des exosquelettes existent aussi pour le personnel des hôpitaux et maisons de soins. Les infirmières doivent fréquemment se pencher en avant, pour poser des perfusions, réarranger les lits, soulever les patients… En pareil cas, l’être humain a tendance à poser les bras sur ses genoux, afin de soulager le dos. Ces appareils produisent le même effet… sauf que les bras sont libérés.

Les exosquelettes réduisent l’absentéisme et le turnover du personnel

La firme néerlandaise Laevo commercialise ainsi un harnais passif, le V2, pour faciliter ces mouvements. Il a été testé à l’hôpital Reinier de Graaf à Delft. Depuis avril 2019, l’UZ Gent l’utilise également. Une première pour un établissement de soins belge. Ce dispositif se remarque à peine sur les vêtements. Il évacue 50 % de la pression du dos. Ce support doit toutefois être adapté précisément à l’utilisateur, sous peine de problèmes. Et lorsqu’on veut s’asseoir, il faut mettre son interrupteur sur « Off ».

De son côté, le japonais Cyberdyne a développé une ceinture robotisée pour soulager les lombaires du personnel médical. Celle-ci fonctionne avec des batteries. D’autres modèles permettent encore aux chirurgiens de soutenir leurs jambes lors de longues opérations. Dès que les genoux se plient légèrement, ces jambières mécaniques se figent. L’effet est alors relaxant.

Les exosquelettes hospitaliers ont un coût (entre 1.700 € et 3.000 € pour le V2) mais ils réduisent l’absentéisme et le turnover du personnel.

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